Zéro Zéro Zéro : trois mondes

Le trafic de drogue et le commerce qui y est associé est un sujet assez souvent traité aussi bien dans le grand que dans le petit écran. Corruption, réseaux parallèle, cartels… la poudre blanche fait tourner le monde et implique beaucoup d’acteurs aux intérêts, à la fois contraires et convergents.

Donminu La Piana est à la tête d’un réseau mafieux en Calabre, au sud de l’Italie. Il souhaite acheminer de la drogue en provenance du Mexique. Pour cela, il passe par des soldats mexicains corrompus et une famille de courtiers basé à La Nouvelle-Orléans. Si la mission semble simple sur le papier, plusieurs évènements auront une incidence sur l’ensemble des protagonistes, une incidence tragique. Entre règlements de compte, (retournement) d’alliances et appât du gain, la cargaison fera l’objet de toutes les attentions.

Trois cercles, un même objectif : s’assurer que la drogue arrive bel et bien à destination et que tout le monde y trouve son compte, c’est-à-dire, l’argent. C’est ainsi que le spectateur suit l’acheminement de la livraison mais aussi les nombreuses lutte d’influence et de pouvoir. Lutte de pouvoir entre Minu La Piana, patron de la ‘Ndrangheta, et Stefano qui, allié à une famille rivale, les Curtiga, conteste la position sans partage de son grand-père, rêvant tout simplement de le déloger. Lutte de pouvoir également entre les frères Leyra (deux narcotrafiquants), d’un côté, et Manuel Contreras, soldat de l’armée mexicaine, aux méthodes bordeline mais surtout corrompu jusqu’à la moelle. Le tout sous le regard des Lynwood, une famille de courtiers possédant une compagnie maritime, chargée d’acheminer la drogue à bon port, une mission que le père, puis ses deux enfants devront assurer par tous les moyens, à n’importe quelle circonstance et (surtout) quel qu’en soit le prix.

La lutte intestine entre Minu La Piana et Stefano est centrale car elle aura une incidence sur le positionnement de l’ensemble des protagonistes, du moins indirecte. Chacun avance son pion, fait ou défait des alliances, et se donne au plus offrant. C’est notamment le cas pour Contreras et sa milice, qui se permet de faire la pluie et le beau temps. Si le Mexique mène une lutte sans merci contre les trafiquants – du moins en apparence – le militaire veut une part de reconnaissance et a très bien compris qu’on pouvait se faire respecter en offrant ses services à une famille de narcos qu’en servant un Etat en faillite. Une manière également pour cet homme très croyant et qu’il pense être investi d’une mission, de forcer le destin et de prendre une éventuelle revanche sociale.

Principalement linéaire, la série s’autorise aussi quelques flashbacks qui trouvent leur utilité dans l’intrigue mais qui peuvent également ralentir le rythme de la série. Réaliste, elle est violente sans tomber dans l’insupportable, histoire de rappeler que le narcotrafic ne fait pas dans la dentelle et surtout dans les sentiments.

Une bonne création originale.

ZeroZeroZero

Créateur : Stefano Sollima, Leonardo Easoli, Mauricio Katz

Pays : Italie

Avec : Gabriel Byrne, Andrea Riseborough, Dane DeHaan, Giuseppe De Domenico, Harold Torres, Adriano Chiaramida…

Genre : Policier, Drame

Episodes : 8

Durée : environ 52 minutes par épisodes

Première diffusion : le 9 mars

Diffusion d’origine : Sky Italia

Replay : myCanal/Canal Plus Séries

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