Valeria : sexo y la ciudad

Il y a une vingtaine d’années, une série faisait l’évènement outre-Atlantique. Elle racontait l’histoire de Carrie Bradshaw et de ses amies, quatre new-yorkaises, trentenaires et célibataires, explorant les complexes relations femmes – hommes. Du haut de mes 15 ans, je ne comprenais pas trop le succès  et l’engouement qu’il y avait autour de Sex and the City, sans doute j’étais un peu (trop) jeune et (très) inexpérimenté pour comprendre les subtilités d’un programme qui parlait de sexualité féminine sans fard et sans tabou.

Netflix a peut-être voulu retenter l’expérience avec Valeria, cette nouvelle série venue  tout droit de Madrid. Valeria, c’est une femme de 28 ans, mariée depuis six ans à Adrian, et qui est une écrivaine sans le sou. Elle rêve de publier son premier roman mais ne trouve pas trop l’inspiration, pas du tout en réalité. Tout le monde pense qu’elle est en train de parachever son texte mais elle n’a même pas dépassée la dizaine de pages. En attendant, elle doit se rabattre sur des petits boulots, histoire aussi de renflouer les caisses de son foyer. C’est alors que Victor, un homme particulièrement séduisant, lui suggère d’écrire un livre érotique s’inspirant de sa vie et de celle de ses amies. L’occasion pour Nerea, Lola, Carmen et Valeria de faire le point sur leur vie de femme, entre envies, désirs, projets et réalités.

Quatre femmes, trentenaires et au profil différent. Valeria, une femme qui s’est mariée très jeune, qui ne vit pas de sa passion, n’est plus trop heureuse avec Adrian, et reste à l’ombre de sa grande sœur, la « fille-modèle », Nerea, une traductrice qui a un PCR (plan cul régulier) mais qui aimerait bien plus qu’un PCR avec cet homme marié, Lola, une lesbienne qui veut s’affirmer comme telle notamment vis-à-vis de ses parents et Carmen, une publicitaire qui en pince pour son collègue de bureau mais qui ne veut pas passer pour une fille facile. Quatre profils qui cherchent à s’épanouir dans leur vie professionnelle mais aussi intime. Elles sont jeunes, veulent vivre leur vie et continuer à faire la fête, une activité que l’on retrouve assez régulièrement dans la série. Comme leurs « grandes sœurs » de Sex in the City, elles parlent sexualité et relation avec les hommes en toute franchise. Elles se donnent des conseils, s’épaulent, se réconfortent. Elles échangent sur leurs histoires et expériences. Un peu cliché sans doute mais c’est bien ce qui se dégage tout au long des huit épisodes.

Huit épisodes dans lesquels on voit notre personnage principal avancer à tâtons dans sa vie. Son mariage n’est plus aussi magique qu’avant, la grossesse de sa sœur et toute l’attention qui est portée sur la naissance du futur enfant ne manquent pas de la rappeler sa relation compliquée avec sa famille et cerise sur le gâteau, elle en pince pour le beau Victor, un homme dont elle partage bon nombre d’atomes crochus. Elle se sent bien avec lui mais il y a comme une résistance. Le fait qu’elle est mariée à Adrian par exemple ? La jeune femme pense qu’elle est, selon ses propres dires, un imposteur, elle devra faire des choix mais surtout être honnête avec elle-même pour devenir authentique.

Série espagnole sympathique mais sans plus, faisant furieusement penser à Sex and the City – c’était sans doute le but recherché qui sait ! – Valeria reste agréable, se regarde facilement, mais finalement assez peu innovante dans l’intrigue. Le programme est peut-être un peu plus caliente mais c’est sans doute sa seule valeur ajoutée !

Enfin, je me trompe peut-être !

Valeria

Créateur : María López Castaño

Pays : Espagne

Avec : Diana Gómez, Silma López, Paula Malia, Teresa Riott, Maxi Iglesias, Ibrahim Al Shami…

Genre : comédie

Saison : 1

Episodes : 8

Durée : entre 50 minutes par épisode

Sortie : le 8 mai

Diffusion d’origine : Netflix

Plateforme : Netflix

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